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Édito : Le bon et le mauvais chauffard

Info - Publié le jeudi 10 mars 2016 à 09:25 par Bernard Pichon

La vitesse, c'est mal. L'alcool, le défaut de permis, les médicaments, les refus de priorité, les véhicules non assurés, ce n'est pas bien grave. On vous l'assure. Ce n'est pas nous qui le disons, c'est le message que renvoie l'action des acteurs du milieu. Ou plutôt l'absence d'action.

Il suffit parfois d’un trajet de plusieurs centaines de kilomètres pour avoir la confirmation que, dans leurs combats, différents gouvernements successifs et certaines associations font fausse route. Comme cette focalisation sur la seule vitesse. Lors d’un déplacement de l’Auvergne à l’Alsace (plus le retour) par les départementales et quelques grands axes, hors autoroute, un petit comptage s’est imposé pour vérifier si la sécurité sur les routes était vraiment une préoccupation de nos dirigeants.

En quelques 1 300 km :

  • 4 tronçons avec des radars du même nom

  • 41 radars fixes

  • 3 radars mobiles

  • 2 radars mobiles-mobiles cachés dans des voitures en circulation (parmi ceux aperçus)


Mais aussi, car on y fait finalement moins attention :

  • zéro contrôle d'alcoolémie

  • zéro contrôle des papiers du conducteur

  • forcément zéro contrôle de ceux du véhicule


Il n'y a rien qui cloche ? Il est donc tout à fait possible de parcourir une telle distance avec une moto ou voiture volée, sans assurance et sans permis si tant est qu'on surveille frénétiquement le compteur.
Ou imbibé d'alcool ou d'autres substances (notamment médicamenteuses) allongeant le temps de réaction au-delà du raisonnable. Le bon chauffard roule donc ivre mort quand le mauvais chauffard roule trop vite. La preuve, c'est ce dernier qu'on traque.

Le lobbying pour une meilleure sécurité sur les routes en actionOui, certains accidents sont clairement causés par des personnes dont la vitesse n'est pas adaptée aux circonstances. Mais il est évident que les autres causes sont totalement ignorées par la Sécurité Routière, la Prévention Routière, la Ligue contre la Violence Routière de la tristement célèbre Chantal Perrichon ainsi que les autres associations dont le lobbying uniquement centré sur la vitesse devient, à ce stade, criminel.

Avez-vous compté combien de fois, sur les dix dernières années, vous avez dû souffler dans un éthylomètre lors d'un contrôle de police en pleine journée ? À titre personnel, une seule fois malgré plusieurs centaines de milliers de kilomètres parcourus. Bien entendu, ce constat n’en surprendra pas beaucoup. Finalement, c’est même ça qui est sans doute le plus inquiétant.
Messieurs (et mesdames) les politiques, à l'heure où vous annoncez tous vouloir descendre sous les 2 000 morts par an sur les routes, allez-vous ôter vos dogmatiques œillères ?

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