Le magazine d'actualité de l'équipement moto et scooter

Le flux RSS de l'Equipement.fr

Info

Revenir à l'accueil

Sécurité : Pourquoi rouler équipé, même léger

Info - Publié le mardi 21 juin 2011 à 19:43 par Ludovic Vidal

Rouler avec un équipement dédié, c'est mieux. Certes, mais pourquoi ? Si vous avez des doutes sur l'efficacité d'une insignifiante paire de gants, voici quelques chiffres parlants, pour la moto comme pour le scooter.

Au risque d'enfoncer des portes ouvertes : rouler équipé sur scooter ou une moto occasionne moins de blessures que rouler sans équipement en cas de chute. D'accord, mais dans quelle proportion ? Une récente étude de l'ACEM (Association des Constructeurs Européens de Motocycles) pose des chiffres et balaye certaines croyances tenaces. Nous la détaillons pour vous, mais une chose est sûre : un équipement, même très minime, peut éviter bien des désagréments.

Même léger, un équipement adapté est utile

Cette étude de l'ACEM est une synthèse du très long et complet rapport MAIDS* sur lequel nous reviendrons prochainement. Les points mis en avant nous ont semblé intéressants, notamment pour les usages urbains des deux-roues motorisés (2RM), particulièrement ciblés par cette étude à moto ou en scooter.
L'étude s'attarde sur le "facteur protection", qui correspond au pourcentage d'accidents lors desquels l'équipement de protection a atténué la gravité des blessures ou a permis de les éviter, et classe les équipements en deux catégories : léger/moyen et épais.

Les jambes, trop souvent négligées

Pour le haut du corps, porter une veste ou un blouson légers (en coton ou nylon) offre un facteur de protection de 70 %. Dans le même temps, un blouson en cuir permet de protéger dans plus de 92 % des cas. Du côté des pantalons, le ratio entre tenue légère (coton, jean classique, nylon, ...) et épaisse (cuir, jean spécifique type armalith) passe de 60 % à 96 % ! On voit bien ici que les jambes, souvent oubliées quand on s'équipe, surtout en ville, sont régulièrement touchées en cas d'accident, comme nous le rappelait Patrick Pelloux. Il est par exemple primordial de disposer de coques au niveau des articulations.

Une main gantée = 90 % de blessures en moins

Pour les motards, un gant, même léger, évite ou réduit 93 % des blessures. Un gant épais fait grimper ce taux à 97 %. Pour les scooters, le taux est plus faible mais tout de même frappant : il va de 77 à 87 %. La différence est certainement due au fait qu'en zone urbaine, à allure modérée, les mains sont systématiquement l'une des premières parties du corps à heurter le bitume (c'est un réflexe). On voit bien ici l'importance d'un tel équipement, même s'il peut sembler symbolique, pour éviter les lacérations. Même le gant le moins cher, s'il est pensé pour la pratique du deux-roues et qu'il reste bien en place, peut sauver de graves blessures, la main étant particulièrement exposée et fragile.
Pour les pieds, des chaussures légères, de types baskets par exemple, ne protègent que dans moins de la moitié des cas. Avec des bottes, le facteur protection dépasse 90 %. Souvent coincés entre le bitume et le 2RM, les pieds sont sensibles à la présence de renforts au niveau de la semelle et des malléoles.

Bien évidemment, ces chiffres masquent certaines nuances qui peuvent être importantes, car ils englobent les blessures évitées et les blessures minimisées (mais présentes). Malgré tout, il apparaît clairement qu'un équipement adéquat reste nécessaire, même lors des trajets pour lesquels on a tendance à les oublier comme le classique domicile-travail, surtout en été.
Nous reviendrons très bientôt sur les moyens de s'équiper en conservant un look urbain, et sans se ruiner.

* Étude approfondie sur les accidents en motocycles. Analyse détaillée de 921 accidents de deux-roues motorisés.

Vos commentaires




Derniers commentaires