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Essai gilet airbag Bering Protect'Air : Premières impressions

Info - Publié le mardi 17 septembre 2013 à 20:35 par Ludovic Vidal

Après quelques jours passés à découvrir et tester le gilet airbag électronique pour moto et scooter Bering Protect'Air, voici nos premières impressions accompagnées des réponses aux questions que vous nous avez posées la semaine dernière.

Consultez l'essai complet du gilet Bering Protect'Air


Gilet airbag électronique moto et scooter Bering Protect AirLe 12 septembre dernier, nous avons débuté notre essai du gilet Bering Protect'Air, nouvelle version de l'airbag sans fil du fabricant français. Les capteurs ont été installés sur notre moto de test (une BMW F 800 R confiée par BMW Motorrad France) tandis que nous avons posé vos questions aux ingénieurs ayant développé le système. Voici leurs réponses.

Gilet airbag Bering Protect'Air : Questions-réponses


Quelle est la capacité totale de l'airbag ?
Le volume du coussin intégré au Protect'Air est de 18 litres.

Bering utilise-t-il des cartouches de CO2 ?
Non, le gilet utilise une cartouche d'hélium et c'est un système pyrotechnique spécifique qui déclenche son ouverture. Inspiré de ce qu'on trouve en automobile, ce système autorise un déploiement plus rapide et une pression plus élevée.

Gilet airbag électronique moto et scooter Bering Protect AirQuelle est la résistance du gilet en cas de glissade ou de roulade ?
Le gilet accueillant l'airbag Protect'Air et le coussin gonflable sont tous deux certifiés EN 13595 de niveau 2. Ils résistent donc à plus de 7 secondes d'abrasion. Et une glissade, même à haute vitesse, ne dure pas aussi longtemps. De plus, le gilet conserve sa pleine pression pendant environ 6 secondes pour protéger, éventuellement, de multiples impacts successifs.

En cas de chute n'altérant pas l'extérieur, le gilet peut-il être réutilisé ? Faut-il pour ça le renvoyer chez Bering ou l'utilisateur peut-il s'en charger ?
Après un déclenchement, le gilet doit impérativement être renvoyé chez Bering pour une expertise et un changement du système de déclenchement. Par sécurité, les piles du gilet (à l'autonomie de 6 à 12 mois) sont changées et le coussin comme les fibres du gilet sont examinés. L'opération de "rechargement" ne peut pas être faite par le particulier car Bering utilise un système pyrotechnique qui ne peut pas transiter tel quel par voie postale.

Que se passe-t-il en cas de chute (sans collision) seul et à l'arrêt ?
Si le contact est mis, le capteur de chute va détecter une perte de contrôle et déclencher l'airbag. Sans contact (en manœuvrant la moto sur un parking par exemple), il ne se passera rien.

Est-il envisageable de faire subventionner une partie du prix de vente par une assurance moto ?
Bering y travaille. Actuellement, de nombreuses assurances acceptent de prendre en charge le reconditionnement du gilet mais pas son achat initial.

À quand un gilet autonome embarquant les capteurs et accéléromètres ?
C'est déjà possible, mais le tarif trop élevé actuellement est un frein (voir le prix des combinaisons Alpinestars et Dainese).

Pourquoi pas une norme universelle pour utiliser n'importe quel blouson sur n'importe quelle moto ?
Techniquement, c'est tout à fait réalisable. Commercialement, il va falloir mettre les fabricants d'accord pour savoir quel système sera utilisé. Et devant le montant des investissements réalisés par les différents acteurs du marché, il n'est pas certain que l'un d'eux y consente.

Nos premières impressions


Gilet airbag électronique moto et scooter Bering Protect AirBonne nouvelle, avec 1 740 grammes mesurés, le poids annoncé est respecté. C'est une valeur à ne pas négliger car cela s'ajoute au poids du blouson, qu'il soit en cuir ou en textile. Nous avons démonté le gilet et la majeure partie de ce poids correspond en fait au système de déclenchement, placé derrière la dorsale. On n'a pourtant pas la sensation de rouler avec un sac à dos car les larges bretelles du gilet répartissent correctement le poids. Les trois poches présentes s'avèrent relativement pratiques même si elles ne sont pas parfaites à l'usage. Ce gilet est cependant l'un des rares à proposer des poches.
Nous détaillerons le reste dans l'essai à venir (avec la vidéo du déclenchement) mais le gros changement, par rapport aux nombreux airbags à câbles que nous avons testés, c'est justement … cette absence de cordon. Savoir que le gilet est actif dès qu'on met le contact et qu'on peut descendre de la moto sans se poser de question, ça change les habitudes. En bien.

Pour le test complet, c'est par ici.

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