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Essai

Alternative à une béquille de stand et facilitant l'entretien de la moto sans faire appel à une tierce personne, le Wheel Jockey n'est pas distribué en France. Faut-il pour autant passer à côté ? Réponse dans notre essai, avec la démonstration en vidéo.

Wheel Jockey : Les photosAprès avoir présenté le Wheel Jockey, nous avons pensé qu'il fallait le tester, même si l'objet n'est pas officiellement distribué en France. Rapide rappel des caractéristiques de l'objet : le Wheel Jockey permet de faire tourner la roue arrière (ou avant d'ailleurs) d'une moto dépourvue de béquille centrale, en prenant bien moins de place qu'une béquille d'atelier.

Première surprise en déballant l'objet reçu en moins d'une semaine : on a l'impression de se retrouver devant un gros appareil à rouler les cigarettes. Il est fort probable que de nombreux acheteurs soient assez sceptiques en découvrant ce pliage de métal d'environ 10 centimètres sur 12 orné de trois rouleaux de métal. Lourd (près de 700 grammes), le Wheel Jockey repose sur une fine plaque de mousse très compacte destinée à assurer le grip sur le bitume ou le sol du garage. Direction le parking pour un essai immédiat.
Sur une moto à chaîne, le WHeel Jockey servira entre autres à graisser la chaîne, opération souvent casse pieds  quand on est seul avec les motos modernes ayant relégué la béquille centrale au rayon des antiquités. Sur une moto à cardan ou à courroie, est-il inutile pour autant ? Non, il pourra être utile pour un nettoyage simplifié de la jante.

Une bonne idée, à développer

Wheel Jockey : Les photosLe Wheel Jockey, facile à utiliser en étant vraiment seul ? Nous avons fait le test avec une moto lourde, peu maniable moteur éteint et pourvue d'un pneu arrière bien large (190 mm). Bref, tout ce qui pourrait être un piège. Comme vous pouvez le voir sur notre vidéo, le Wheel Jockey s'avère bien conçu : la roue arrière grimpe sans forcer. Tout au plus faudra-t-il un ou deux essais la première fois pour trouver où le placer. Une fois sous la roue, il permet effectivement de la faire tourner sans forcer. Test effectué avec un roadster un peu avant, nous avons pu constater que le côté pratique pour procéder au graissage de la chaîne est vraiment net.

Aussi pratique et moins encombrant qu'une béquille d'atelier, le Wheel Jockey assure sa fonction avec efficacité. Toutefois, on attendra quelques mois pour juger de son vieillissement, notamment au niveau des roulements. Sans distributeur officiel pour la France, le Wheel Jockey peinera sans doute à séduire dans notre pays, même s'il est facile de le commander sur le site du fabricant américain. On regrettera surtout les rouleaux lisses, qui peinent parfois à retenir les amorces de dérobades de la roue quand on la fait tourner, surtout à l'arrière avec une moto lourde. C'est bien dommage car au prix d'une béquille d'atelier de moyenne gamme (environ 50 € port compris), il prendra bien moins de place dans le garage.

 

Retrouvez ici l'essai du Easy Clean, reprenant le même principe

Essai publié le mercredi 24 mars 2010 par Ludovic Vidal

Les plus

Pratique
Encombrement réduit

Les moins

Pas de distributeur français
Finition perfectible
Rouleaux trop lisses

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