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Essai

Blouson mesh entrée de gamme de Bering, le Fandor promet un été bien ventilé à moto ou scooter. Une assertion certes vérifiée par notre essai, mais à mettre en perspective en fonction de l'usage qui lui sera réservé.

Blouson moto et scooter mesh ventilé Bering FandorMême si l'été est la saison la plus appréciée des motards et des scooteristes, les grosses chaleurs qui s'y manifestent rendent parfois les trajets à deux-roues pénibles. Cette simple observation explique le succès grandissant de l'équipement ventilé, au rang duquel figure le blouson Fandor, une nouveauté 2012 de Bering. Avec ses empiècements de textile mesh, ce vêtement entrée de gamme revendique un agrément sans commune mesure avec un blouson cuir un textile "plein", ce que nous avons pu mettre à l'épreuve sur plusieurs centaines de kilomètres.

Un coup de frais sur vos trajets estivaux

Premier constat en dynamique : le confort thermique attendu répond bien à l'appel. C'est simple, même quand la température tend vers la canicule, le Bering Fandor transforme les trajets d'été en véritable plaisir, avec une impression d'immersion au milieu accrue ! L'air circule très bien autour du buste, et le textile mesh disposé sur les manches favorise efficacement le rafraîchissement sous les bras. Tout du moins en phase de circulation, car le système dépend en effet beaucoup de la vitesse de roulage. Conséquence, la montée en température ne se fait pas longtemps attendre au feu rouge, d'autant plus avec son coloris noir, même si le Fandor reste toujours plus agréable à porter dans ces conditions qu'un vêtement "fermé".
Comme on peut s'y attendre, il conviendra de s'assurer avant le départ que le beau temps sera de la partie. S'il fait moins de 20 °C, sur nationale, mieux vaut porter un vêtement "plein" sous peine de coup de froid assuré. Et ne parlons pas de la pluie... L'absence de membrane étanche, réservée aux modèle de gamme supérieure (chez Bering, le blouson Dundy, facturé 80 € de plus), lui impose de rester au placard si la moindre goutte est annoncée. Bref, mieux vaut être sûr de son coup question météo, ce qui impose d'écarter le Fandor dès qu'un trajet dépasse la portée couverte par le dernier bulletin météo.

La protection, réduite au minimum

La légèreté du Fandor, gage de ce confort thermique quand il fait chaud, s'avère en revanche déconcertante question protection. L'impression de rouler "à nu" est inévitable, et rappelle que le textile mesh est un bien piètre allié en cas de chute à allure élevée. Un constat qui limite raisonnablement son usage à la ville et sa périphérie.
Les coques aux épaules et aux coudes joueront leur rôle si besoin ; en revanche, l'absence de dorsale est regrettable. Un emplacement pour en recevoir une est bien prévu, mais pour y avoir logé un élément EN 1621-2 de niveau 1, le feeling ainsi équipé semble peu naturel. Le dos du Fandor s'avère trop souple pour assurer un maintien agréable de la dorsale, et elle exerce une pression continue sur les omoplates. Le mieux reste donc de porter une dorsale à bretelles adaptée à votre ergonomie ou, à défaut, d'opter pour l'élément le plus souple possible.

Un blouson économique mais bien pensé

Blouson ventilé Bering Fandor, détailLes aspects pratiques, s'ils font preuve d'une certaine simplicité, ne faillissent pas à leur mission. L'ajustement est efficace grâce aux pattes velcro offrant beaucoup de marge de manoeuvre aux poignets et à la taille, et la coupe du Bering Fandor se montre suffisamment proche du corps pour limiter les battements aux vitesses légales. Les quatre poches, dont deux extérieures, nous ont paru pour leur part adaptées aux besoins courants. Une poche interne élastiquée est spécialement prévue pour accueillir un téléphone portable, mais les plus petits d'entre-eux auront tendance à s'en échapper si vous vous penchez, pour serrer vos bottes par exemple. La vigilance s'impose le cas échéant.
L'entretien du textile mesh, qui pourrait inquiéter, ne pose pas de problème. Les insectes s'éliminent assez facilement à l'aide d'une éponge humide, voire d'une brosse douce (pour ne pas abîmer le textile), et si nécessaire, il est possible de l'humidifier pour faciliter les opérations : il sèche en effet très vite.

Le blouson Bering Fandor joue son rôle de ventilation à la perfection : au cœur de l'été, il se rendra rapidement indispensable. Il s'avère tellement efficace par forte chaleur qu'il ne tolère pas les autres conditions climatiques... L'investissement initial de 99 €, s'il reste raisonnable, doit se faire en connaissance de cause : le Fandor ne se rendra utile qu'en été, climat méditerranéen excepté. Il se fera donc apprécier de ceux qui cherchent à rendre leur trajets urbains quotidiens plus agréables quand le thermomètre est au plus haut, en veillant alors à l'équiper d'une dorsale adaptée. Mais il avouera rapidement ses limites sur longs trajets par son faible champ d'action thermique et sa protection perfectible. Un domaine réservé à des vêtements plus haut de gamme.

Essai publié le mardi 14 août 2012 par Loïc Bonraisin Dernière modification le samedi 18 août 2012

Les plus

Ventilation très efficace en roulage
Coupe près du corps et ajustable
Prix de vente

Les moins

Gare à la météo !
À réserver à la ville
Dorsale non fournie

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