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Essai

D'une conception paraissant simple, le blouson Bering Viker dispose de plusieurs arguments pour faire la différence, comme des réglages multiples. Cela suffit-il pour en faire un choix incontournable à moto ou en scooter ? On l'a testé dans toutes les conditions.

Blouson moto et scooter Bering Viker : Les photosAux côté d'un blouson Uzy d'inspiration sportive, Bering propose également de quoi contenter les utilisateurs urbains ou routiers souhaitant plus de discrétion. Plus simple dans sa conception esthétique et technique, le blouson Viker a toutefois quelques arguments pour se mettre en avant face à une concurrence féroce dans ce cœur de gamme. Pensé pour une polyvalence hors pair, le Bering Viker parvient-il à contenter dans toutes les conditions ? Notre essai a révélé quelques détails d'ergonomie à revoir, mais également de vrais points forts à ce tarif.

Blouson Bering Viker : Des velcro bien placés

Blouson moto et scooter Bering Viker : Les photosDe manière classique, la doublure a la charge de protéger en même temps du froid et de l'eau. Elle s'acquitte très bien de cette tâche, en particulier pour l'étanchéité, difficile à prendre en défaut, même après deux heures de route sous de grosses averses. Et là, c'est clairement la doublure qui fait le boulot, car sans la doublure, le Bering Viker prend l'eau en moins de 5 minutes. Car comme vous pouvez le voir sur les photos, une partie du textile utilisé sur le blouson Viker se montre assez aérée. Ce flux d'air, léger mais présent, est un régal en été, notamment en zone urbaine. On n'est pas en présence d'un blouson véritablement ventilé, comme le Bering Squadra par exemple, mais le Viker respire relativement bien au niveau du buste, les manches faisant preuve de moins d'efficacité sur ce critère.
Puisqu'on parle des manches, on ne peut qu'applaudir Bering pour les coques de coudes réglables en hauteur. Entre les deux positions, la coque peut être avancée ou reculée d'environ 4 centimètres et être s'ajuster au mieux selon le gabarit de chacun. C'est vraiment très appréciable et le confort y gagne grandement. De même, les fermetures de poignets ont abandonné les boutons pression pour des bandes velcro. Si le système semble de prime abord un peu moins bien fini, il fait preuve d'une efficacité sans commune mesure pour fermer la manche au mieux selon l'humeur du jour en étant certain de ne pas bailler ou comprimer. Enfin, une autre bande velcro prend place au niveau des biceps, là encore pour un serrage à adapter selon sa carrure ou les conditions. Oubliez les longues séances de battements du blouson sur les bras dans les longues lignes droites.

Une doublure un peu épaisse et un col à revoir

Blouson moto et scooter Bering Viker : La dorsale Knox de sérieLe col, lui aussi fermé par un système velcro est en revanche plus délicat à manipuler. Il est en effet difficile de faire en sorte de ne pas le sentir venir frotter le cou sous le menton. Si on tente de moins le serrer, l'air s'engouffre trop facilement. Tolérable (voire confortable) en été, cela devient problématique sur les longs trajets en hiver, malgré une doublure efficace. Bering a inclus des emplacements pour les chaufferettes Heat Pax. Nous avions testé ce système sur le blouson Uzy ; il est ici tout à fait identique, comme nos impressions à son sujet : c'est un plus appréciable, mais ce n'est pas LA fonction incroyable que certains espèrent. Sur long trajet, ça reste symbolique mais en ville, sur des trajets domicile-travail, ça peut faire la différence. Avec la double fonction hiver/étanchéité, la doublure s'avère un peu épaisse, comme sur de nombreux blousons similaires. C'est ici particulièrement sensible au niveau des bras. Prenez garde à choisir votre blouson un peu large à ce niveau, sous peine de vous sentir comprimé en plein hiver.
Sur sa gamme 2011, Bering fournit de série une dorsale. Homologuée, celle-ci répond à la certification EN 1621-2 mais uniquement de niveau 1. Il est vrai qu'un équipement atteignant le niveau 2 ferait grimper le tarif de manière conséquente. Suffisante en cas de petit choc et ayant le bon goût de se montrer confortable, cette dorsale Knox incluse dans le blouson Viker pourra démontrer aux plus réticents qu'une dorsale n'est pas forcément contraignante, même si nous recommandons de rouler avec une dorsale de niveau 2 dès lors qu'on sort de la ville. Enfin, malgré des ajustements bien pensés, nous déplorons que le Viker ne soit pas équipé d'un réglage au niveau de la taille. La coupe du Bering Viker est à cet endroit relativement ample, occasionnant quelques plis disgracieux en position assise, surtout sur un roadster. Ceci dit, les gabarits un peu forts seront ravis de ne pas se sentir trop à l'étroit.

Avec le Viker, Bering vise clairement une clientèle urbaine souhaitant utiliser le même blouson tout au long de l'année, pour les trajets de travail comme pour les balades plus longues, quelle que soit la météo. Légèrement ventilé et pouvant accueillir une doublure le rendant totalement étanche, le Viker répond efficacement au cahier des charges.  Efficace toute l'année, il satisfera les motards comme les scootéristes. Il mériterait sans doute un look un peu plus déluré, car si le côté passe-partout peut séduire, il est ici poussé à l'extrême, surtout dans la version noire. Hormis le col, les différents réglages sont efficaces et participent à l'agrément général de ce blouson. Le choix des coques de coudes réglables en hauteur est une excellente idée, rarement présente à ce niveau de prix. Avec la dorsale de série, cela participe au bon rapport qualité/prix du Bering Viker. Si le système Heat Pax ne sera pas l'argument massue pour faire craquer les utilisateurs, l'homogénéité du Bering Viker pourrait bien faire mouche.

Essai publié le mercredi 13 juillet 2011 par Ludovic Vidal

Les plus

Ventilation générale
Serrages des bras et des poignets
Réglage des coques de coudes

Les moins

Serrage du col
Un peu ample à la taille

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