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Essai

Look de botte, souplesse de basket, confort de chaussure de ville et protection suffisante en cas de chute sur les trajets urbains, c'est possible ? Puma propose les Testastretta II Mid, à la croisée des chemins. Le pari est osé et — presque — réussi.

Demi-bottes Puma Testastretta II MidSoyons clairs, les Puma Testastretta II Mid ne sont pas, stricto sensu, de "vraies" bottes moto. Et pourtant, elles devraient intéresser un nombre croissant d'utilisateurs. En premier lieu, ces commuters, motards et scootéristes, qui font chaque jour le trajet vers leur travail et cherchent à se protéger sans avoir les contraintes de bottes qui ne pourront pas être rangées en arrivant au bureau. Mais également ceux qui rechignent à porter autre chose que des baskets classiques et qui ne porteront jamais de bottes. Dans ces deux cas, le compromis recherché par Puma est-il intéressant ? Nous avons testé les Testastretta II Mid sur quelques milliers de kilomètres pour un avis, à affiner pour quelques détails.

Puma Testastretta II Mid : Un confort jamais vu

Demi-bottes Puma Testastretta II MidÉquipées d'une fermeture par zip et velcro à très large rabat, les Puma Testrastretta ne demandent aucune contorsion du pied pour être enfilées : l'ouverture est large et la languette suffisamment souple. Une fois au pied, la chaussure conserve cette étonnante souplesse, rendant la marche aussi naturelle qu'avec des baskets non prévues pour la moto. Les multiples soufflets de cuir n'y sont pas étrangers mais c'est sans doute la semelle qui surprend le plus. Alors que l'avant se montre très flexible, l'arrière accueille une plaque d'aluminium qui rend cette partie très rigide. Assez esthétique, cette partie n'est toutefois pas exempte de reproche, nous y reviendrons.
Pour rester au plus près de l'esprit "chaussure du quotidien", Puma n'a pas installé de coques de protection rigides dans les Testastretta Mid (mis à part autour du talon). À la place, on trouve de nombreuses surépaisseurs de cuir, comme sur la malléole intérieure et le dessus du pied. La languette, très large, revient sur les malléoles, protégées par deux épaisseurs à l'intérieur et trois à l'extérieur, rabat compris. Cela n'égalera pas une botte de route mais s'avérera bien plus efficace en cas de chute sur un trajet urbain que des chaussures basses (qui sont souvent éjectées comme le rappelait Patrick Pelloux dans son interview). Sur ce point, le pari d'offrir des chaussures adaptées à la pratique citadine de la moto ou du scooter est réussi de belle manière. Nous avons en particulier été surpris par la légèreté des Testastretta, la paire affichant seulement 775 grammes sur la balance, un poids équivalent à des chaussures de ville.

Un vieillissement à surveiller

Demi-bottes Puma Testastretta II MidParfaites en ville, les Puma Testastretta II Mid invitent à plus de prudence en cas de balade routière à moto. La protection et la tenue de la cheville, suffisantes en milieu urbain, semblent alors un peu justes, avec une barrière psychologique difficile à franchir pour ceux qui sont habitués aux bottes remontant sur le tibia et le mollet. Mais il est vrai que ce n'est pas là le terrain de jeu de ces chaussures. La souplesse de la semelle devient d'ailleurs ici un peu gênante, faisant trop sentir les repose-pieds. Comme pour tout vêtement en cuir non traité et sans membrane, la résistance à la pluie n'excédera pas la demi-heure sous une pluie normale, et 5 minutes au mieux sous le déluge.
Après 3 semaines et presque 2 000 kilomètres de test, les Testastretta II Mid s'en sortent globalement bien. Le cuir n'est pas marqué aux points de flexion (fait rare !), les zips et velcro ne présentent aucun signe de faiblesse. En revanche, les plaques en alu ont bien souffert. Comme le montrent les photos, elles sont marquées. Par les projections en roulant sans doute mais surtout par les séances de marche. Escaliers et trottoirs notamment ont agressé l'avant de la plaque, bien loin de l'aspect mat séduisant sur le produit neuf. Si la semelle ne montre pas encore de signes d'usure, nous allons surveiller ce point lors de notre test longue durée, certains lecteurs nous ayant signalé avoir un vieillissement parfois précoce sur la génération précédente. Les notes obtenues pourront alors être révisées.

Alors que des bottes, même basses, dédiées à la moto finissent toujours par se rappeler aux bons souvenirs de leur porteur lors de longues séances de marche ou à la fin d'une journée de bureau, Puma réussit à livrer ici un modèle qui s'oublie totalement. Souples et suffisamment aérées, les Testastretta II Mid ne négligent pas la protection nécessaire pour une utilisation urbaine et se montrent infiniment plus efficaces que des baskets sans être plus lourdes et contraignantes. Limité sur route, leur intérêt est évident en ville. Le tarif de 139 € peut sembler un peu élevé mais on a ici affaire à des chaussures réellement étudiées pour la pratique du deux-roues, pas à des baskets arborant un logo moto. Le public visé, de toute manière réticent au port de bottes montantes, est en pleine expansion. Ces Testastretta devraient remporter un vif succès dans les grandes agglomérations.

Essai publié le mercredi 14 août 2013 par Ludovic Vidal

Les plus

Souplesse
Qualité du cuir
Look dicret

Les moins

Alu au revêtement fragile

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