Essai
Toujours au catalogue, sous un nouveau nom, le Lazer Falcon est un Fiber D1 légèrement modifié. On retrouve le VPFS, conçu pour offrir une étanchéité parfaite de l'écran et donc minimiser les bruits aérodynamiques. Le Falcon est-il encore dans le coup et passe-t-il le test avec succès ?
Préambule : L'essai suivant est repris de celui du Lazer Fiber D1. Comme nous l'expliquions dans la présentation du Lazer Falcon, ce nouvel intégral est en fait une légère retouche stylistique du Fiber D1. Techniquement identique, il offrira les mêmes services.
Nous avons profité de notre essai de l'écran Lazer Lumino pour tester le Falcon. Dans la gamme du fabricant belge, le Falcon se situe entre le Kite et le Kestrel, avec un prix tout juste inférieur à 300 € et une innovation qui, lors de sa sortie, apportait une spécificité : le VPFS. Ce système de placement de l'écran conçu pour améliorer le silence et dont bénéficient maintenant les autres casques Lazer en fibre apporte-t-il vraiment quelque chose à l'usage ?
Un écran plus silencieux que les ventilations
Malgré une conception en fibre, associée dans l'esprit des motards à la légèreté, le Falcon n'est pas le plus léger des casques en fibre à avoir été testé par notre Rédaction. En effet, en taille L, il accuse 1 535 grammes, avec la bavette et la lentille Pinlock. Si ce n'est pas le poids plume de l'année, son prix reste pour sa part contenu, le plaçant en milieu de gamme ... et l'obligeant à de réelles innovations pour se démarquer de la concurrence. La première porte le nom de VPFS (Visor Perfect Fit System). Ce système est supposé permettre un "ajustement parfait de l'écran". Pour ce faire, l'écran est en fait plaqué, non pas sur la coque comme c'est habituellement le cas, mais sur un cadre chargé de parfaire le contact, et donc l'étanchéité, surtout sonore. Autant le dire tout de suite : pour le bruit généré, le Lazer Falcon est tout juste au-dessus de la concurrence. Il y a du mieux, mais on n'arrive pas à égaler un Schuberth par exemple. Pour les grands trajets, les bouchons d'oreille sont toujours conseillés. On apprécie toutefois que la fermeture complète de l'écran (et parfaite, c'est exact) se fasse quasiment sans bruit. C'est un détail, mais fermer son écran sans le "klonk" auquel on est habitué fait plaisir.
Quel dommage que les larges ventilations, si efficaces pour évacuer l'air chaud, se montrent alors si bruyantes à actionner. Dépourvues de fioritures et privilégiant l'efficacité (avec brio), elles laissent une étrange impression, avec une finition sommaire (voir les photos) et un bruit de plastique qu'on s'attendrait à rencontrer sur des entrées de gamme. Mais il s'agit bien là du seul défaut qu'on pourra reprocher à Lazer. Pour le reste, le Falcon est un casque agréable au quotidien.
Le Falcon tient la distance
Facile à enfiler et confortable grâce à ses mousses reprenant le concept Morpho 3D cher à la marque, le Falcon a un maintien correct. Toutefois, si vous souhaitez l'utiliser sur piste, il faudra veiller à ce que les mousses de joues soient très bien ajustées. Pour cela, il suffit de se renseigner auprès de votre revendeur, différentes épaisseurs de mousses étant disponibles. Pourquoi ce besoin d'ajustement ? La forme de la calotte du Lazer Falcon, quelque peu imposante et moins aérodynamique que d'autres casques, peut poser souci à (très) haute vitesse quand on tourne légèrement la tête ou quand on sort de la bulle en bout de ligne droite. Pour tous les non-pistards, c'est plus simple : le souci ne se pose jamais et le maintien reste optimal. La lentille Pinlock remplit bien son office et permet de rouler sans buée dans le champ de vision. Un champ de vision lui aussi dans la moyenne, avec une petite limitation sur les coins inférieurs droit et gauche mais suffisamment large pour ne pas devoir faire la girouette en permanence pendant un trajet urbain dans le flot de circulation.
Affiché à 299 €, le Falcon ne souffre que de ventilations bruyantes quand on les actionne et à la finition un peu juste. Pour le reste, Lazer tient toujours là un bon produit, avec un poids et un confort dans la moyenne de la catégorie, comme le montrent les notes obtenues. Le volume sonore est pour sa part bien contrôlé. Pour trouver mieux à ce niveau, il faudra débourser bien plus cher. Et si vous déplorez l'absence de second écran solaire, sachez que Lazer, sur tous ses casques en fibre, propose l'écran photochromique Lumino. Au final, le Falcon prouve qu'il est dans le coup et pourra satisfaire de nombreux motards, notamment grâce à son tarif moins élevé que son prédécesseur.
Essai publié le samedi 19 mars 2011 par Lu
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