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Essai

Le Roof RO10 se refait une beauté avec la dernière version de sa peinture, baptisée Suzuka. Chaudron de l'Endurance, le circuit japonais est-il gage de sportivité pour le casque français ? Nous avons essayé cet intégral à l'héritage "nippon ni mauvais".

Suzuka, un nom qui ne peut que parler aux amoureux des sports mécaniques, et notamment moto. C'est sur ce formidable (et très difficile) circuit que se tiennent les Huit Heures de Suzuka, réputées pour être sans doute la plus exigeante des épreuves d'endurances sur piste. C'est donc tout naturellement que Roof a choisi ce nom pour la dernière déco de son casque sportif, le RO10. Dans les faits, ce casque a toutefois du mal à se hisser à la hauteur de la réputation de son nom.

Poids et maintien dignes de la piste

Casque moto intégral Roof RO10 Suzuka : Les photosAvec tout juste 1 480 grammes sur la balance (en taille L), le Roof RO10 fait partie des casques les plus légers de sa catégorie. Pour rappel un casque comme le Shoei XR-1100 pèse 1 510 grammes dans la même taille. Roof démontre ici que la marque française sait utiliser convenablement la fibre de verre.
Le RO10 ne déroge pas à la tradition, sa forme le rend identifiable au premier coup d'œil. Une forme générale très arrondie, une mentonnière qui remonte avec un look de casque d'aviation, pas de doute, on reconnaît la "patte" Roof.
À l'intérieur, le confort est correct. Les mousses de joue, agréables sur la peau ont le bon goût de bien évacuer la transpiration. En revanche, les deux bouts de mousses placés sur le haut de la coiffe (voir les photos de la galerie) ne font pas vraiment "haut de gamme". De même, si l'intérieur est entièrement démontable, la manipulation n'est pas aisée. Du coup, on lavera l'intérieur de son casque bien moins fréquemment. Si vous êtes un maniaque de l'hygiène et que vous transpirez beaucoup dans votre casque, c'est à prendre en compte.
Comme sur le Boxer V8 testé récemment, la forme intérieure du Roof RO10 Suzuka conviendra mieux à ceux dont le crâne a un profil "classique". Pour eux, le maintien du casque ne souffrira pas de reproche, même à haute vitesse. Les autres, qui ont une tête allongée ou très large, seront parfois un peu gênés au niveau du front.

Quelques détails à perfectionner

Casque moto intégral Roof RO10 Suzuka : Les photosSi le bilan du RO10 est globalement positif, comme en attestent les notes attribuées, on relève quelques défauts allant du "un peu gênant" au franchement agaçant. Les ventilations, trop petites, ne sont efficaces qu'à partir d'une allure néfaste au permis de conduire et le champ de vision quelque peu limité en bas, à cause de la forme de l'écran, arrondi. Pour les contrôles de sécurité, il faut du coup un peu plus tourner la tête. Rien de rédhibitoire certes. En revanche, comme toujours chez Roof, l'écran, sans aspérité pour une forme aussi lisse que possible, ne dispose pas d'ergot. Si une encoche dans la calotte permet de le relever (en forçant si on a des gants d'hiver), fermer l'écran impose de prendre appui sur le haut de celui-ci, voire sur l'écran lui-même. Il faudra également prendre soin de bien plaquer l'écran contre le joint. Celui-ci, en mousse sur le dessus et en mousse sur la partie basse s'est montré étanche lors de notre essai, mais il s'oppose un peu à la bonne fermeture de l'écran. Comme sur le Boxer on regrette l'absence d'un joint en silicone.
Lors de notre essai, le Roof RO10 s'est montré assez silencieux, pour un casque sport. Il faudra toutefois réitérer ce test après quelques semaines d'utilisation, quand le joint de l'écran se sera un peu tassé, pour voir si l'étanchéité à l'air est toujours aussi parfaite. En ce qui concerne la buée, nous n'avons pu essayer le Suzuka qu'avec un écran iridium, dépourvu de traitement anti-buée, contrairement à l'écran bleuté normalement livré. Nous vous invitons à nous livrer votre expérience quant à ce critère sur le forum.
Dernier détail à propos de l'écran, et non des moindres : son démontage est tout simplement fastidieux. Il faudra démonter les deux plaques latérales à l'aide d'une pièce de monnaie pour pouvoir changer d'écran. On a connu plus simple et plus rapide.

Dernière déclinaison d'un casque apparu chez Roof il y a 15 ans et ayant connu un franc succès outre-Manche, ce RO10 Suzuka (et le Daytona, techniquement équivalent) reste un bon casque. Toutefois, avant d'investir les 350 € (20 € de moins pour le Daytona) demandés, il faudra bien avoir conscience de ses particularités techniques, imposées par les choix esthétiques de Roof. Une esthétique originale peut-elle primer sur le confort d'usage au quotidien ? Ici, à chacun de répondre selon ses critères de choix, qui ne sont pas forcément identiques à ceux de la Rédaction.

Essai publié le lundi 09 août 2010 par Ludovic Vidal Dernière modification le vendredi 24 septembre 2010

Les plus

Poids
Look

Les moins

Démontage de l'écran
Ventilations peu efficaces

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