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Casque Shark Raw

Essai

Un casque jet peut-il séduire les motards réfractaires au genre ? La question peut sembler incongrue, la réponse n'est pas aussi catégorique qu'on le pense. Le Shark Raw réussit un tour de passe-passe étonnant comme nous l'avons constaté lors de notre essai.

Casque jet moto et scooter Shark RawPosez cette question autour de vous : « tu roulerais avec un casque jet ? ». Vous obtiendrez généralement des réponses très tranchées et souvent négatives chez la majorité des motards. Il est vrai que du point de vue de la stricte sécurité, le casque jet est en retrait d'un intégral. Le casque jet serait donc l'apanage des scootéristes urbains et des fans de motos rétros ? Lors de la présentation du Shark Raw à Milan, les réactions laissaient entendre que la donne pouvait s'inverser. L'essai le confirme.

Casque Shark Raw : Un jet qui ravive la passion

Casque jet moto et scooter Shark RawAprès les premières impressions, plutôt positives, nous sommes partis tester le Shark Raw pour un galop urbain et routier. Et la météo de novembre n'a pas été tendre avec ce casque jet : températures voisines de 5 °C et pluie fine étaient au programmes. L'occasion pour nous de remarquer que le masque semi-rigide accroché aux goggles n'a pas qu'un rôle esthétique. Il dévie correctement les courants d'air jusqu'à 60 km/h. Après, on vous conseille vivement un foulard, bandana ou cache-cou pour un usage hors été. Fourni de série, le masque participe grandement à l'esthétique (très) décalée du Shark Raw. Doté d'un double vitrage, il s'avère totalement insensible à la buée, ce qu'on appréciera. Légèrement fumé, il permettra de rouler sans souci la nuit (il est homologué) tout en apportant une légère protection de jour. Pour le plein soleil, on espère que Shark proposera en option des écrans fumés.
Casque jet moto et scooter Shark RawAux yeux des autres motards ou des passants, l'ensemble formé par ces goggles et la "mentonnière" intrigue et ne manque pas d'attirer les regards. Assurément, Shark a ici réussi son coup : difficile de passer inaperçu et chacun pourra alors donner l'impression de débarquer d'un film de science-fiction, d'une partie d'AirSoft ou des années 70, selon le vécu de celui que vous croisez. De notre côté, les motards croisés durant nos roulages ont un discours unanime : même ceux qui abhorrent les casques jet sont prêts à franchir le pas pour le look spécifique du Shark Raw. Pari gagné pour le designer que nous avions interviewé.

Un confort surprenant à ce tarif

Casque jet moto et scooter Shark RawLa bonne surprise vient du confort du masque, posé autour des yeux. La mousse utilisée ne provoque pas de gêne, démangeaison ou transpiration, même après un long roulage. Les porteurs de lunettes seront heureux d'apprendre qu'ils pourront concilier une monture aux dimensions "classiques" avec ce masque. Attention toutefois car la buée peut finir par se déposer sur les verres de lunettes, comme dans un casque à écran conventionnel. Forcément, il n'est pas possible de relever le masque d'une main. Il faut procéder à la manipulation à l'arrêt et utiliser les deux mains. On peut ensuite rouler avec l'ensemble posé sur le dessus du casque, ou tout ôter, ce qui demande 2 minutes à peine. Les élastiques de maintien voient leurs points d'accroche camouflés derrière deux flasques faciles à manipuler. Seule inconnue pour le moment : la durée de vie de ces élastiques, fréquemment sollicités et qui, une fois détendus, ne plaqueront plus correctement le masque sur les yeux.
Pour finir, l'intérieur en bambou de notre modèle d'essai, d'un bleu contrastant avec le noir mat de la coque, remplit très bien son rôle concernant l'absorption de la transpiration, le tout avec des mousses enveloppantes et à la fermeté bienvenue.

Quelques concessions sur l'autel du look

Casque jet moto et scooter Shark RawIl fallait s'en douter : proposer un look Mad Max avec un tel masque entraîne des effets secondaires. Le plus évident est le champ de vision. Si aucune différence n'est perceptible vers le haut et le bas, nos mesures du champ de vision latéral indiquent 130° maximum. Soit 40° de moins que la moyenne des casques essayés par la Rédaction. Sur la route, cela demande un temps d'adaptation de quelques minutes et impose plus de mouvements de tête pour les contrôles directs mais ne gêne finalement pas énormément. La seule vraie critique sera pour l'unique aération frontale. Son efficacité est correcte. Cependant, sa manipulation ne se fait pas par un curseur, mais par un cache en caoutchouc, qu'il faut enlever et mettre dans la poche pour profiter de l'air frais. Peu pratique, bien des acheteurs risquent de le perdre.

Léger (1 240 g d'après notre balance), confortable et souffrant d'un seul défaut (sa commande de ventilation), le casque jet Shark Raw souffle un vrai vent de nouveauté là où on n'en attendait plus. Avec une esthétique bien à lui, il parvient étonnamment à séduire plus de motards que de scootéristes. Amateurs de machines rétro cherchant un casque ou propriétaires des roadsters les plus récents désirant s'amuser de temps en temps, la cible est large. Au moment de renvoyer le casque, une chose est claire : la cible est atteinte de belle manière, comme en attestent les notes attribuées. D'autant que Shark évite le syndrome du « look travaillé = prix de vente élevé » et fait débuter les tarifs à 219 € tout en multipliant les coloris. Débarquant en magasins en janvier 2013, le Shark Raw va faire mal à la concurrence. On rappelera toutefois que malgré son look, le Shark Raw reste un jet et ne protégera pas la mâchoire en cas de choc frontal.

Photos en extérieur : G. Morel - le-jour.fr

Casque jet moto et scooter Shark RawUn grand merci à Cédric Klein pour sa disponibilité et sa confiance avec le prêt de la Avinton Race figurant sur les photos. Construite à la main à Montpellier autour d'un bloc S&S de 1 640 cm³ (100 cubic inch), cette machine s'avère autant minimaliste que bien finie. Entre le couple monstrueux (surtout sous la pluie...) de 17 daN.m, l'exigence de sa partie-cycle et le freinage Beringer, nous n'avons trouvé que deux mots pour qualifier ce trop court essai : exceptionnel et jouissif. Il s'agit clairement d'une moto dont on souhaiterait ne jamais couper le contact. C'est bien simple, on n'en dort plus.
Merci également à Thibaut du magasin Hein-Gericke Bastille pour le dépannage vestimentaire.

Équipement porté durant cet essai : blouson Spidi JK Leather, pantalon Esquad Strong, bottes Stylmartin Legend R.

Essai publié le mardi 04 décembre 2012 par Ludovic Vidal

Les plus

Look inclassable
Confort général
Double vitrage de l'écran

Les moins

Manipulation de l'aération

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