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Essai

Promise aussi légère que ventilée, la dorsale EOP 2.0 à technologie Koroyd nous a impressionnés tout au long de notre test de près d'un an. Voici pourquoi vous pourriez bien l'adopter, malgré une distribution trop réduite.

Dorsale moto Koroyd EOP 2.0Surprenante sur le papier avec son innovant système de protection, la dorsale EOP 2.0 imaginée par Koroyd passe-t-elle avec succès l'épreuve du test en conditions réelles ? Nous l'avons testée pendant plusieurs mois et sous des conditions météorologiques pour le moins variées afin de savoir si cette nouveauté technologique a de quoi inquiéter les ténors du secteur. Si le tableau n'est pas parfait, sa légèreté pourrait séduire les plus réfractaires à ce type d'équipement.

Dorsale Koroyd EOP 2.0 : Elle se fait vraiment oublier

Dorsale moto Koroyd EOP 2.0Annoncée à 280 grammes par le fabricant, la dorsale EOP 2.0 en affiche tout juste 290 sur notre balance. Autant dire qu'on a là une dorsale vraiment légère, même pour un modèle à intégrer dans la poche prévue à cet effet sur les blousons. Autre bon point, nous avons pu la mettre en place dans la grande majorité des blousons qui nous sont passés entre les mains. Seuls quelques modèles au système de fixation bien spécifiques (uniquement par velcro par exemple) poseront problème. Les dimensions de notre exemplaire (43 cm de haut et 28 de large pour 1,6 cm d'épaisseur) s'avèrent presque "universelles". La construction alvéolaire du système Koroyd laissait supposer que la dorsale laisserait passer l'air, comme on peut le voir sur cette photo. Eh bien c'est le cas. Testée dans des blousons textile ou cuir, ventilés ou non, la dorsale EOP 2.0 n'aura jamais engendré de transpiration excessive. C'est, à ce jour, le seul modèle que nous ayons testé à garantir une telle chose. Sur ce point, elle parvient réellement à se faire oublier. Totalement ? Presque.

Un modèle bien pensé pour la route, perfectible pour le sport

Dorsale moto Koroyd EOP 2.0Bien évidemment, la dorsale Koroyd EOP 2.0 n'a pas été développée pour le sport, ne serait-ce que parce qu'elle n'est pas disponible en modèle "autonome" à bretelles. Mais la limite que nous pointons ici concerne son utilisation quand on hausse le rythme sur route. La souplesse en usage normal n'appelle aucune critique, le Koroyd permettant de faire le dos rond sans souci. En revanche, quand vient le moment de déhancher et donc de faire subir à la dorsale une torsion longitudinale, la fine coque qui enveloppe le matériau de protection montre ses limites mécaniques. Attention, cela ne veut pas dire que la EOP 2.0 est une mauvaise dorsale mais qu'elle est, comme beaucoup de dorsales à intégrer au blouson, faite pour un usage urbain, tourisme et GT plutôt que pour aller chasser le chrono. Seuls les modèles en D3O peuvent aujourd'hui de targuer d'être totalement souples mais ils sont plus épais et bien plus chauds que cette surprenante EOP 2.0.

Affichée à 75 € et offrant une bonne absorption des chocs quelle que soit la température — 7,1 kN par 40°C et 5,2 kN par -10°C — lui permettant d'être homologuée au niveau 2 de la norme EN 1621-2, la dorsale EOP 2.0 de Koroyd a de quoi satisfaire les motards désirant rouler mieux protégés sans avoir l'impression de transporter une armure contraignant les mouvements habituels ou transformant chaque déplacement en séance de hammam. Seul véritable point noir à ce jour : son réseau de distribution réduit, ce qui est bien dommage au regard de ses qualités.

Dorsale moto Koroyd EOP 2.0

Essai publié le lundi 11 avril 2016 par Ludovic Vidal

Les plus

Légèreté
Ventilation parfaite

Les moins

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