Le magazine d'actualité de l'équipement moto et scooter

Le flux RSS de l'Equipement.fr

Essai

L'hiver, parmi ceux qui se déplacent encore à deux roues, certains roulent vite et d'autres longtemps. Pour essayer les gants chauffants Bering Vesuvio, on a fait les deux. Même si on a (un peu) triché en utilisant parfois une 3e roue, le résultat du test est sans appel.

Gants moto et scooter chauffants Bering VesuvioL'hiver, le monde de la moto se divise en deux catégories. Ceux qui rangent leur belle mi-octobre et démontent la batterie pour ne la rebrancher que fin avril et ceux qui n'attendaient que ça pour mettre leur casque jet, rouler sans gants*, protégés uniquement par le cambouis et qui s'estiment rassasiés de route uniquement quand une stalactite de morve se forme jusqu'au réservoir. Entre les deux, il y a moi. Et toi certainement, puisque comme moi tu roules l'hiver, mais comme moi tu cherches une solution pour te cailler le moins possible. Parce que l'hiver, c'est beau, mais quand même…
Et c'est là qu'au détour d'une de nos multiples idées à la noix, je me suis vu confier le rôle de banc d'essai pour les nouveaux gants chauffants Bering Vesuvio via deux tests grandeur nature, et un seul examen final, nécessitant doigté et précision : le roulage de clope**.

Test 1 : L'hivernale des Millevaches

Gants moto et scooter chauffants Bering VesuvioUne immersion dans la 2e catégorie me paraissait donc plus que nécessaire et c'est par un petit matin de décembre que j'enfilais pour la première fois mes soi-disant volcans (bah, oui, Vesuvio, le Vésuve, quoi, m*rde…). Évidemment, comme je suis toujours vachement en avance sur le retard, j'avais pris le temps de les charger (charge rapide, 3 heures environ) mais pas de les enfiler. Premier constat au moment de glisser ma pogne dedans : je peine à faire monter le gant sur la manche. Avec mes 5 épaisseurs de vêtement sur les bras (sous-vêtement chaud, pull, sweat, blouson de cuir et veste de pluie), cela pourrait paraître tout à fait normal. Mais là, Bering a pensé à moi ! Une fois dégagé l'orifice d'entrée, le gant se met parfaitement et le scratch élastique vient retenir l'ensemble avec rigueur et souplesse. Un bon point.
Une fois les présentations faites, voici l'heure de la route. Elle est blanche ce matin, idéal pour ce test ! Réglé en position 2 (sur les 3 possibles), les leds sont parfaitement visibles et le réglage à l'aide du bouton s'avère aisé en roulant. D'autant que je suis aujourd'hui en antiquité, sur un bon vieux side-car MZ dont la poignée de gaz reste bloquée et me permet de lâcher le guidon tout en continuant d'avancer… Ou le luxe du cruise-control pour le prix d'un câble de gaz effiloché.

Froid moi ? Jamais. Enfin, pas aux mains.

Gants moto et scooter chauffants Bering VesuvioAprès 200 km à vitesse pépère mais sans aucun carénage, le résultat est bluffant : à défaut d'avoir transpiré des doigts, je n'ai jamais eu froid ! En jouant sur l'intensité de chauffe au fur et à mesure de la montée de la température extérieure, j'ai pu faire une centaine de kilomètres supplémentaires le soir, soit environ 7 heures d'utilisation. Très honnêtement, sur cette moto antique qui ne possède pas de prise 12 volts (surtout qu'ils utilisent du 7 volts) ou de solution électrique pour monter un équipement chauffant, ces gants ont offert une solution simple, sans avoir à monter de trucs hideux sur la machine ou faire la peau à un bébé phoque. Et le résultat est là, en arrivant au milieu de la concentration des Millevaches, en Corrèze, mes doigts ne sont pas bleus, ne piquent pas, et je peux rouler ma clope fièrement. Et ouais, j'suis un vrai, j'ai pas de manchons, et même pas froid. Manque plus que le stalacmorve !

Test 2 : Gaz et carénages

Gants moto et scooter chauffants Bering VesuvioBon, rouler pépère sans carénage, c'est bien, mais ce n'est pas trop mon quotidien. Ce test suffira à convaincre ceux qui effectuent des trajets de quelques dizaines de kilomètres pour aller au boulot, quelle que soit la moto. Pour les autres, un deuxième test s'impose : 330 km, dont 200 d'autoroute à dos de 750 VFR, voyageuse sur route immortelle, un 28 décembre. En position 2 par un petit 1°C, le confort des mains est incroyable. La souplesse et la légèreté des gants permet un bon feeling avec la machine sur les départementales, et leur finesse permet d'actionner tous les leviers sans les traumatismes habituels des gants ultra molletonnées. Du coté de Châteauroux, je passe la frontière allemande (si si, plie un peu ta carte de France, tu verras que c'est à la frontière), et les autoroutes deviennent illimitées. Ben oui, c'est physique, plus tu vas vite, et plus t'as froid normalement, tout pile pour cet essai. Mais là, rien. Même à des vitesses où le V4 Honda peut — enfin — s'exprimer normalement, l'index et le majeur restent parfaitement mobiles pour saluer de rares BMW GS errantes ou quelques malchanceux qui se sont inscrits à la moto-école fin novembre. Arrivé à Angoulèmunich, le constat est le même qu'en Corrèze Intérieure : j'ai les pieds gelés, mais je peux rouler ma clope sans aucun problème. De la balle !

Alors, ce test ? Eh bien, il est réussi ! En étant autonomes, confortables et bien pensés, les gants Bering Vesuvio offrent une excellente solution pour ceux qui veulent ou doivent rouler l'hiver. Au lieu d'avoir autant de systèmes que de motos dans le garage, au lieu de se prendre la tête à monter des bidules électriques, les Vesuvio permettent tout simplement de prendre la route quelle que soit la température, en évitant de mourir des doigts à chaque trajet. Bon, à 200 balles la paire, soit deux fois le prix de gants d'hiver normaux, il est certain que la question se posera pour les petites bourses. Mais honnêtement, pour ne plus avoir froid et rouler à la fois en toute sécurité et en toute sérénité, l'investissement en vaut la chandelle. D'autant qu'une fois les batteries vides, la protection reste tout de même tout à fait correcte.

Gants moto et scooter chauffants Bering Vesuvio - Photo Corinne Montculier

* attention, c'est désormais interdit (voir ici)
** fumer nuit gravement à la santé de votre portefeuille et un peu à l'odeur de votre casque

Photos : lequipement.fr, Jessy Govignon, Corinne Montculier

Essai publié le mardi 03 janvier 2017 par Morgan Govignon

Les plus

Confort
Feeling à la conduite
Protection même avec les batteries vides
Autonomie (7 heures)

Les moins

Durée de vie de la batterie inconnue
Rechargements à prévoir pour les très longs trajets hivernaux
Ne pas oublier de prendre le chargeur avec soi !

Vos commentaires