Essai
Helite fait souvent référence pour les vêtements airbag. Soumis aux tests, le nouveau gilet Airnest mérite-t-il ce qualificatif ? Réponse dans notre essai, pour un produit qui explose la concurrence.
Voici le troisième gilet airbag de notre futur comparatif : le Helite Airnest. Que vaut-il quand il doit protéger son porteur ? Le porter au quotidien relève-t-il de la torture ou en vient-on à l'oublier ? Premiers retours d'expérience sur un gilet qui présente peu de points faibles.
Helite Airnest au quotidien : Et les poches ?
Vous verrez le rappel en bas de cet essai, comme sur tous les produits à airbag que nous testons : sac à dos interdit. Dès lors, on pourrait s'attendre à trouver au moins une poche pour avoir une petite capacité d'emport. Perdu ! D'entrée de jeu, le gilet Helite Airnest (ou Protairbag Airness puisqu'il s'agit strictement du même produit) perd un point pour l'usage régulier qu'on pourrait en attendre. On se rabat alors sur les poches du blouson ou de la veste portée sous le gilet, en luttant un peu pour les atteindre, cachées qu'elles sont par le gilet.
Rassurez-vous, c'est bien le seul défaut relevé sur ce gilet. Comme vous le verrez sur la vidéo, il est vraiment facile à enfiler, aidé en cela par les larges ouvertures pour les bras. Une fois fermé par l'intermédiaire des trois boucles, il est bien plaqué mais évitera de tenir chaud, grâce à ces mêmes ouvertures sous les bras et un dos en mesh ventilé. Dos par ailleurs équipé d'origine d'une dorsale homologuée CE, bien vu Helite. Courte, la dorsale sera secondée dans son travail par le déploiement de l'airbag. Nous reviendrons sur ce point plus tard.
De manière classique, le gilet Helite se raccorde à la moto (ou au scooter) par une sangle qu'il faut accrocher correctement (lire à ce sujet nos remarques sur la manière d'accrocher les sangles). Une fois cette sangle en place, il suffit de s'attacher. Comme en voiture ? Un peu, d'ailleurs, le bruit de la boucle se rapproche de celui d'une ceinture de sécurité ; et le réflèxe vient vite. Bien coupé, facile à ajuster avec ses trois lanières et proche du corps, le gilet Helite Airnest ne bouge pas et ne prend pas le vent, même à vitesse élevée, gage de sécurité. Mais au moment de l'impact, ça se passe comment ?
Une protection quasiment parfaite
La vidéo faite par nos soins et les photos présentes dans la galerie sont assez explicites, mais il convient d'apporter quelques précisions. Lors du déclenchement de l'airbag, on est vraiment "tenu". A tel point que dans ces conditions (studio, pas de stress de la proximité d'un accident, etc), on en vient même à trouver le gonflage un peu sec au niveau des côtes. Mais la raison est simple : le Airnest ne protège pas que le dos. Les coussins viennent encadrer la cage thoracique et descendent au niveau de l'abdomen. La protection du foie et de la rate annoncée est donc bien là.
Dans le dos, les deux boudins présents de part et d'autre de la colonne surélèvent de plusieurs centimètres, ce qui est rassurant en cas de glissade, d'autant que les hanches sont protégées. Dernier niveau de protection, les bretelles se gonflent et viennent protéger le cou. Si la protection est (forcément) moindre que sur le Spidi Neck DPS, les mouvements de la tête sont bien limités.
Totalement gonflé en moins d'un dixième de seconde, l'airbag commence à laisser échapper l'air au bout de 7 à 8 secondes. La protection apportée par le gilet reste donc effective assez longtemps pour encaisser une longue glissade, ce qui peut malheureusement arriver sur route.
Dos, torse, bassin, cou, le gilet Helite Airnest ne laisse rien au hasard. La protection offerte est de très bon niveau. Facile à utiliser au quotidien et confortable, ce gilet ne souffre finalement que de son absence totale de poches, agaçante en ville.
Dernier écueil possible, son tarif, proche des 450 €. L'assureur AXA a beau promettre un remboursement en cas de chute, la majorité des utilisateurs potentiels aurait certainement préféré une aide à l'achat, qui aurait été autrement plus motivante. Si le prix reste, comme souvent, le frein à l'achat, il est difficile de ne pas conseiller l'achat d'un tel gilet. Cela représente certes un investissement non négligeable, mais qui revêt une importance à nos yeux identique à celle d'un casque, en durant au moins aussi longtemps.
Nh'ésitez pas à donner votre avis sur ce gilet dans les commentaires.
Nous ne le citerons pas comme un défaut, car le cas sera le même pour tous les gilets et blousons airbag : avec un gilet airbag, il est fortement déconseillé de transporter un sac à dos. Il gênera lors du gonflage, et ses bretelles pourraient même devenir sources de blessures.
Essai publié le vendredi 28 mai 2010 par Lu
Correspondance de prix non trouvée
Rechercher un produit similaire


