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Essai

Deux fois moins cher que son prédécesseur, le TomTom Urban Rider entend bien rester le leader des GPS pour motos et scooters. Qu'offre la nouvelle version du GPS TomTom pour les deux-roues et comment ont-il pu baisser autant le tarif ? Les réponses dans notre essai complet.

GPS moto et scooter TomTom Urban Rider : Les photosIl était temps pour TomTom de se réveiller. Après un Rider V2 qui avait marqué son temps, la concurrence s'était réveillée, au point de se hisser au niveau, voire plus, et avec des tarifs bien plus compétitifs. Et la nouvelle déclinaison du GPS Rider, appelée Urban (et non V3), impressionne dès la lecture ... du prix. Pensez donc, même look général, des fonctions en plus et un prix divisé par deux ! Où est l'astuce ? Elle est perceptible dès le déballage.

Contenu : Quelques "oublis" pour la note

Première surprise, bonne : TomTom a enfin abandonné la peinture pseudo-métal pour du noir gaufré. Voilà qui résistera bien mieux au temps et aux projections de gravillons. Deuxième surprise, moins bonne : il n'y a rien dans le carton pour alimenter le GPS via la batterie de la moto. Le support n'est pas alimenté et il n'y a aucun câble. Voilà déjà un début d'explication pour le tarif en chute libre. Il faudra donc se contenter de la batterie interne, nous y reviendrons, mais pour traverser l'Europe, il faudra faire des pauses pour recharger le Urban Rider. Rageant, d'autant que cette nouvelle version reste compatible avec le support alimenté ... vendu 65 € sur le site TomTom.
Fidèle à RAM Mount, TomTom livre un kit de montage de qualité. Installé sur le guidon, il ne souffre d'aucun défaut. Comme tous les supports de GPS, il laisse malheureusement de côté ceux qui n'ont pas un guidon "classique", exit donc les routières à demi-guidons, sauf à passer par un kit spécifique, disponible chez RAM. Comme vous pouvez le voir sur les vidéos, l'installation du GPS sur son socle est on ne peut plus facile. Un système éprouvé et fiable, pourquoi le changer ?

GPS moto et scooter TomTom Urban Rider : Les photosL'autre surprise viendra lors de l'utilisation du logiciel TomTom Home, permettant de gérer son appareil et notamment de le mettre à jour. Lors de la première installation, il est permis d'installer la toute dernière version de la carte Tele Atlas. Et là, avec notre version Europe, on nous indique que la nouvelle carte est trop grosse pour la mémoire embarquée, car le Urban Rider a perdu son port pour installer une carte mémoire. Il faudra donc choisir entre 4 "versions" de l'Europe et donc sacrifier (par exemple) l'Italie, l'Allemagne ou le Royaume-Uni. Agaçant quand on a choisi une version Europe et qu'on est en France, pays central pour ces trois destinations. La version France du TomTom Urban Rider ne connaît pas (forcément) ce souci de limitation de mémoire.
Le logiciel TomTom Home n'a pas pour sa part pas évolué et permet peu de choses. Impossible d'y tracer un itinéraire à l'avance ou d'importer le tracé de la dernière balade. Sur ce point, TomTom est en retard sur la concurrence, on en reparlera dans un prochain comparatif.
Mais un GPS, c'est fait pour rouler, alors en route.

À l'usage : Une longueur d'avance

Le Urban Rider n'a pas de haut-parleur. L'oreillette Bluetooth est donc obligatoire. La connexion à un intercom, ou autre appareil, est toutefois rapide et simple. L'allumage et l'accroche à un signal GPS, pour leur part, sont très rapides, c'est appréciable. Tout comme la nouvelle interface, avec des boutons moins nombreux sur chaque écran et donc plus larges, pour une utilisation encore simplifiée avec des gants. Pour taper une adresse, on évitera malgré tout les gants d'hiver car le clavier reste délicat à manipuler et cause parfois quelques fautes de frappes, mais la prédiction de texte fait des miracles pour les maladroits et les pressés.
GPS moto et scooter TomTom Urban Rider : Les vidéosAssez grand (3,5 pouces), l'écran se montre lisible, même en plein jour, d'autant qu'un mini pare-soleil remplit correctement son office, même s'il participe à une sensation de "gros GPS". La carte affichée n'est pas surchargée et permet de bien apprécier la route à venir. Bon point : l'indication de prochain changement de direction est grande, et clairement lisible, avec des dimensions généreuses (plus de 2 cm de large sur 1 cm de haut). Le guidage vocal bénéficie de voix claires et d'avertissement donnés suffisamment à l'avance. Sur les successions de rond-points, elles peuvent parfois agacer par leur fréquence, mais au moins, impossible de se tromper.
Si vous passez par les autoroutes (ou le Périph'), le Urban Rider vous fera apprécier la technologie TomTom de guidage sur voies. A chaque échangeur, un dessin occupe tout l'écran, pour clairement montrer la direction à prendre (voir la galerie photo), ce qui est bien pratique quand on a tout juste le temps d'y jeter un œil.
De même, la technologie IQ Routes adapte l'itinéraire choisi en fonction de l'heure et des conditions habituellement rencontrées par les autres utilisateurs de TomTom. Totalement inutile en Creuse, indispensable dans les grandes villes pour éviter les axes saturés.

Avec pour seule source d'énergie la batterie intégrée, le TomTom Urban Rider a tenu près de 6 heures en utilisation courante, contre les 8 heures annoncées. Suffisant la plupart du temps en France, mais pour voyager en Europe, prévoyez des étapes avec prises courant pour recharger le GPS. De même, pour ceux qui souhaitent utiliser leur GPS ailleurs que sur leur deux-roues, il faudra acheter le support voiture, comprenant un haut-parleur et vendu 80 €.
Plus de 140 € pour se procurer deux supports habituellement fournis avec les GPS par les concurrents, voilà qui coûte cher au TomTom Urban Rider dans la notation finale. Malgré ça, et parce que tout le monde n'a pas besoin d'un support voiture, TomTom revient en force sur le terrain des GPS moto avec ce Urban Rider (et le Rider Pro, livré avec une oreillette Bluetooth) au prix compressé. Dernier point pour les prix : il faut compter environ 36 € pour avoir une nouvelle carte tous les trois mois pendant un an et demi, à ajouter aux 249 € du Urban Rider France, et 299 € de la version Europe.

Simple à utiliser, doté de technologies qui le distinguent de la concurrence (guidage sur voie, IQ Routes, ...) et vraiment étanche (il a tenu plus de trente minutes en immersion totale), le TomTom Urban Rider a tout pour faire frémir la concurrence, et hésiter ceux qui fuyaient TomTom pour les tarifs. Ça tombe bien, un comparatif sera en ligne dans quelques jours. À suivre ...

Retrouvez le TomTom Urban Rider face au Garmin Zumo 220 dans notre comparatif GPS

Essai publié le jeudi 22 juillet 2010 par Ludovic Vidal Dernière modification le vendredi 24 septembre 2010

Les plus

Interface pratique à moto
Tarif

Les moins

Alimentation par batterie interne uniquement
Limitation mémoire pour la version Europe
Support voiture en option (et cher)

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