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Essai

Après le Furious, c'est au tour du Cruel de représenter le haut de gamme des jeans Spidi taillés pour le quotidien à moto. Avec une toile parmi les plus lourdes de la catégorie, le Cruel sait-il faire preuve de douceur durant les longs roulages ou les journées de travail ? Réponse dans notre test.

Pantalon moto et scooter en jean renforcé Spidi CruelS'il ne remplace pas le jean Furious, le Spidi Cruel a la lourde tâche de lui succéder au sommet de la gamme du fabricant italien. Techniquement plus abouti et destiné à séduire ceux qui veulent un pantalon à la fois protecteur et discret, le Spidi Cruel parvient-il à remplir sa mission ? Son essai complet, réalisé sous des conditions météorologiques plus que variées, nous a montré que le Cruel fait mieux que ses concurrents. Mais, comme eux, il loupe le coche de la perfection à cause de certains choix, parfois évitables.

Jean Spidi Cruel : Une toile épaisse mais souple

Pantalon moto et scooter en jean renforcé Spidi CruelLa fiche technique révélée par Spidi avait de quoi étonner. Alors que la coupe choisie pour le jean Cruel mise sur une sobriété permettant de le porter toute la journée en ville sans révéler son orientation moto, la toile utilisée s'avère 30 % plus lourde et épaisse, avec 576 g/m². D'ailleurs, cette densité se remarque sur la balance puisque le Cruel accuse près de 1 600 grammes (coques comprises). Et pourtant, une fois porté, ce jean ne provoque pas de sensation de raideur excessive, la toile se montrant souple. Au point de pouvoir le porter durant plusieurs heures, même assis à un bureau ? La réponse est oui. Il faut dire qu'à l'inverse de ce qu'on avait pu connaitre sur les précédentes générations de jeans moto, l'intérieur du Cruel propose un contact identique à un pantalon classique. Pas de toile qui gratte ou d'effet carton aux zones de flexion. De même, l'absence de doublure en kevlar participe au confort général et au maintien d'une température raisonnable. Spidi livre ici un pantalon qui ne se transforme pas en étuve aux beaux jours, que ce soit à l'arrêt au feu rouge ou à bonne allure sur route.

Des coques bien présentes, parfois trop

Pantalon moto et scooter en jean renforcé Spidi CruelPour protéger les articulations lors d'une éventuelle chute, Spidi a placé deux jeux de coques dans le Cruel. Au niveau des genoux, on trouve deux coques Multitech à l'étonnante souplesse (voir cette photo). Pourvues de deux velcros à l'avant, ces coques peuvent être réglées sur une belle hauteur, avec une amplitude de près de 10 centimètres grâce à la bande velcro prévue à cet effet. Autant dire qu'il est impossible de ne pas réussir à adapter parfaitement cette protection à la morphologie de chacun. Bravo à Spidi pour ce qui n'est pas un détail. Dommage que le logement desdites protections soit en revanche un peu large. Même à la bonne hauteur, il arrive parfois que la coque se décale légèrement sur le côté quand on enfile le jean, quand on pose le pied au feu ou quand on déplie la jambe pour remercier un automobiliste. On regrettera également que les protections de hanches, aux dimensions généreuses, ne se montrent pas aussi discrètes à l'usage que leurs homologues de genoux selon la position qu'on a sur la moto, notamment sur les machines basculant le corps vers l'avant. Elles ne provoquent pas de gêne insupportable mais il est difficile de faire abstraction de leur présence, avec le risque de motiver à ne pas les utiliser, ce qui serait un comble. À la décharge de Spidi, c'est un souci régulièrement rencontré sur cette catégorie de produit, la hanche étant une zone où il est difficile de concilier confort d'utilisation et protection.

Avec sa coupe très proche d'un pantalon "civil", le jean moto Spidi Cruel réussit à convaincre si on cherche de quoi ne pas exposer son statut de motard une fois passé en mode piéton. D'autant que son importante longueur de jambe oblige à faire un revers (voulu par le fabricant) souligné par la seule touche de couleur d'un pantalon passe-partout. Le système de réglage de hauteur pour les coques de genoux est quasiment parfait avec des ajustements possibles au millimètre pour un confort maximal. Porté durant quelques semaines et plusieurs centaines de kilomètres, en ville ou sur de longues balades parfois pluvieuses (où il reste aussi peu étanche que n'importe quel jean), le Spidi Cruel a tout ce qu'il faut pour séduire le public qu'il vise. Reste, selon nous, à régler ce souci des coques de hanches un peu trop grandes. Et à faire accepter son tarif de 249,90 €, 65 % plus élevé que celui du Furious, même si le textile utilisé est plus résistant sans nuire à la souplesse.

Essai publié le mardi 17 juin 2014 par Ludovic Vidal

Les plus

Souplesse
Confort du textile
Confort des coques de genoux

Les moins

Épaisseur des coques de hanches
Hausse du tarif

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